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1er réseau associatif de financement des créateurs et des repreneurs d'entreprise

223 plateformes locales qui couvrent tout le territoire français

16 100 entreprises et 40 750 emplois créés ou maintenus en 2015

03/05/2012

"Retrouver le chemin de la croissance"

Editorial de Louis Schweitzer, président d'Initiative France

FA070411-106

  • En 2011, France Initiative a permis la création ou la reprise de 16 000 entreprises, qui ont elles-mêmes créé ou sauvegardé plus de 35 000 emplois. Ces données font de France Initiative le premier réseau associatif d’appui et de financement de la création d’entreprises. De plus, les entreprises auxquelles nous donnons naissance ont une espérance de vie très largement supérieure à la moyenne (85% sont toujours en activité trois ans après notre intervention), chaque emploi créé a un coût très faible (1 245 euros) et l’ensemble de notre action a mobilisé en une année plus de 1,1milliard d’euros au profit des territoires. Cela prouve la pertinence, l’efficacité et l’utilité de notre modèle, consacré par l’État qui accorde la reconnaissance d’utilité publique à France Initiative .
  • Depuis vingt-sept ans, ce modèle a fait largement ses preuves. Il s’appuie sur des valeurs – la solidarité, la confiance, le désintéressement, le respect des personnes – et il repose sur la complémentarité des deux services indissociables : l’apport financier du prêt d’honneur sans intérêts et sans garantie et l’accompagnement de l’entrepreneur. Il repose aussi sur l’association de partenaires publics et privés, qui concourent ensemble au développement des territoires, et sur le travail commun des salariés et des bénévoles des plateformes de notre réseau, qui contribuent côte à côte à la réussite des entrepreneurs. Enfin, notre ancrage local nous rapproche de ceux qui veulent créer et de ceux qui ont envie de les aider.
    Pourtant, pour la première fois de notre histoire, France Initiative enregistre une baisse de son activité (– 6%), liée à la réduction du nombre de prêts Nacre, dispositif que l’État a mis en place en 2009 au profit des chômeurs qui créent leur entreprise. En 2011, le nombre de prêts Nacre accordés par France Initiative a diminué de 25% en raison de la baisse du budget alloué par l’État à ces prêts.
  • Hors Nacre, notre activité est restée stable autour de 15 000 prêts d’honneur. Jusqu’à présent, celle-ci ne cessait de croître naturellement, suivant le rythme de la croissance nationale de la création d’entreprises. Or, le nombre de créateurs d’entreprise n’a pas crû en 2011. Pour autant, l’utilité de notre intervention et les difficultés rencontrées par les créateurs qui n’en bénéficient pas justifient une croissance régulière de l’activité. Celle-ci est d’autant plus nécessaire qu’elle est facteur de dynamisme pour notre réseau de plateformes.
  • À nous de réfléchir aux nouvelles voies à emprunter pour accueillir et financer davantage de porteurs de projets. Compte tenu de la raréfaction de l’argent public, nous devons trouver de nouvelles sources de financement pour assurer dans de bonnes conditions l’accompagnement de ces entrepreneurs. À nous de convaincre davantage d’entreprises, grandes ou moins grandes, de participer à notre action. À nous d’inventer avec elles les nouvelles formes de partenariat dont profiteront les entrepreneurs. À nous enfin de réfléchir plus encore aux conditions nécessaires pour accroître notre efficacité, en analysant mieux, par exemple, les leviers de la croissance de notre activité et ses freins. Si les moyens sont à l’avenir plus difficiles à obtenir, il nous faudra faire plus et mieux avec les mêmes ressources. C’est notre principal défi pour retrouver le chemin de la croissance.
  • Cet effort collectif n’a de sens que s’il est partagé avec toutes nos parties prenantes. Le dynamisme de notre réseau est capital pour l’avenir de notre modèle. Mais il n’est pas une fin en soi. On sait l’importance d’un tissu de très petites entreprises pour la vitalité des territoires ; certes la contribution des plus grandes au PIB national reste primordiale, mais celles-ci doivent s’appuyer à leur tour sur des réseaux dynamiques de sous-traitants, de fournisseurs, de prestataires. Et ce sont ces petites entreprises qui créent aujourd’hui des emplois qui ont l’avantage de ne pas être délocalisés. Cela nous oblige à bouger : par exemple, à accompagner toujours plus d’entrepreneurs dans la croissance de leur entreprise, à faciliter davantage les reprises, cruciales dans un pays qui vieillit, mais aussi à être plus présents encore aux côtés des entrepreneurs innovants qui inventent les marchés, les produits et les services de l’économie de demain.
  • Pour toutes ces raisons, le retour rapide de notre réseau à la croissance de son activité serait un signe pour la croissance de l’ensemble de notre économie. Nous avons en la matière une responsabilité enthousiasmante.
  • Je souhaite terminer ce message en saluant la mémoire de Bernard Brunhes. Président de France Initiative de 2003 à 2010, il a profondément et durablement marqué notre réseau. Sa disparition en septembre nous a tous touchés. Bernard Brunhes avait fait de la croissance de l’activité de notre réseau le premier objectif du Projet stratégique 2007-2013 de France Initiative.
Ce projet est cofinancé par le Fonds social européen dans le cadre du programme opérationnel national « Emploi et Inclusion » 2014-2020