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1er réseau associatif de financement des créateurs et des repreneurs d'entreprise

217 plateformes locales qui couvrent tout le territoire français

17 325 entreprises et 45 700 emplois créés ou sauvegardés en 2018

10/11/2016

Sophie Rivière, une marraine qui mise sur la confiance

"Mes filleules démarrent. Moi, j’ai de l’expérience. Mais, au fond, nous avons les mêmes problématiques."

C'est à la suite de speed meetings organisés par Initiative Armor que Sophie Rivière est devenue marraine de Christelle Lebreton, créatrice d’un institut de beauté à Saint-Brieuc, puis, un an plus tard, de Sandrine et Serena Ardovini, repreneuses d’un hôtel-restaurant à Binic. Sophie Rivière a bien apprécié cette formule : « Je ne pense pas qu’on puisse parrainer des personnes avec qui on n’a pas d’affinités. C’est essentiel pour bâtir une relation de confiance. Et la confiance est indispensable pour qu’elles nous disent ce qui ne va pas. » Avec ses trois filleules, cette dirigeante d’une agence de communication (Touzazimut) a su construire une belle relation humaine. « Elles savent qu’elles peuvent m’appeler quand elles veulent : ça me fait plaisir et je suis là pour ça. » Cette passionnée de création d’entreprise – elle a créé trois entreprises et participe au comité d’agrément d’Initiative Armor – prend son rôle très au sérieux. Au départ, elle s’inquiétait de ne pas être à la hauteur dans les domaines qu’elle maîtrise moins (gestion, RH). Le fonctionnement du parrainage l’a rassurée. Elle est intégrée dans une communauté de parrains et de marraines que la plateforme alimente en outils et conseils. Elle peut faire appel à ses collègues, ainsi qu’aux permanents, si nécessaire.« C’est rassurant et structurant. Le parrainage est vraiment un travail collaboratif. »

Respecter la décision du filleul

Dans ses domaines de prédilection, la communication et le marketing, elle est d’une aide précieuse. Grâce à elle, ses filleules ont appris à utiliser les outils gratuits de Google pour avoir une présence en ligne, opté pour les bonnes décisions en matière d’emplacement. Christelle Lebreton va ainsi bientôt quitter une implantation médiocre pour des locaux bien en vue, partagés avec une coiffeuse, pour réduire l’investissement. Sophie Rivière n’en tire pas de gloire. « J’ai pu leur simplifier la vie, leur faire gagner du temps sur certains points, mais il faut rester modeste. On tend des perches, mais c’est aux filleules de les saisir ou pas. Et quand elles ne les saisissent pas, qu’elles prennent un chemin risqué, il faut aussi le respecter, même si c’est parfois frustrant. C’est leur entreprise, leur décision.»

Violette Queuniet

Pour télécharger cet article, paru dans le n°217 de la Lettre Initiative, cliquer ici

Ce projet est cofinancé par le Fonds social européen dans le cadre du programme opérationnel national « Emploi et Inclusion » 2014-2020