500 000 dirigeants vont partir à la retraite dans les dix prochaines années. Derrière ce chiffre, ce sont autant d’entreprises qui sont le cœur battant de la vie économique et sociale de nos territoires. Des entreprises qui ont mis des années à se construire et qui peuvent disparaître simplement parce qu'elles n'ont pas trouvé preneur au bon moment. Le 23 avril, Serge Papin, ministre des PME, avait donné rendez-vous à l’ensemble de l’écosystème de l’entrepreneuriat pour présenter les mesures du gouvernement en faveur de la transmission-reprise. Nous y étions !
Ces derniers mois, la Mission Reprise a mobilisé plus de 200 acteurs économiques et formulé plus de 300 propositions. Au terme de ces travaux, la transmission-reprise a été reconnue grande cause économique nationale. Plusieurs mesures concrètes ont été annoncées par le ministre le 23 avril :
- une plateforme de mise en relation entre cédants et repreneurs, opérée par Bpifrance
- des événements de matching dans chaque département
- une campagne de sensibilisation ciblant les dirigeants dès 55 ans
- une sécurisation du cadre fiscal, avec la volonté de sanctuariser le pacte Dutreil
Le pacte Dutreil permet de transmettre une entreprise en payant beaucoup moins de droits : 75 % de la valeur des titres sont exonérés de droits de donation ou de succession. Un outil clef pour les transmissions familiales, que le gouvernement veut maintenir et potentiellement élargir, notamment à la reprise par les salariés.
Le prêt d'honneur a également été cité comme une solution financière particulièrement adaptée pour financer les reprises d’entreprises.
Initiative France, au rendez-vous du boom des reprises
Depuis cinq ans, le nombre de reprises d’entreprises soutenues par le réseau a augmenté de 38 %, atteignant le nombre record de 7 500 en 2025. 75 millions d'euros de prêts d'honneur Initiative, qui ont eux-mêmes généré= 1,5 milliard d'euros de financements bancaires et Bpifrance. Un investissement majeur dans l’économie des territoires.
Avec les associations du réseau Initiative France, les repreneurs peuvent s’appuyer sur un accompagnement complet et offert, depuis la finalisation du plan de financement jusqu’aux premières années de l’entreprise. Cela peut passer par un suivi individualisé, du parrainage, la participation à des clubs d’entrepreneurs ou des ateliers collectifs.
Sur la plan financier, les prêts d’honneur accordés aux repreneurs peuvent atteindre 50 000 euros et permettent l’obtention d’un prêt bancaire d’un montant vingt fois supérieur en moyenne.
Cet accompagnement fait la différence : 92 % des projets de reprise passent le cap des trois ans.
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