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À peine âgés de 20 ans, ils sont déjà à la tête de leur propre entreprise. Si on crée son entreprise en France à 38 ans en moyenne*, les entrepreneurs que nous mettons en lumière sont la preuve que l’âge n’est pas une barrière ! De la conviction, une passion pour leur métier et un bon accompagnement sont les ingrédients de la réussite. Pour rendre la création d’entreprise encore plus accessible aux jeunes de moins de 30 ans, Initiative France propose depuis janvier à toutes celles et ceux qui rencontrent des difficultés à trouver un travail de participer gratuitement au programme In’cube pour définir son projet et passer à l’action !

Alors, comment devient-on entrepreneur quand on a à peine 20 ans ?

Jeunes oui, mais expérimentés !

Avant de se lancer comme entrepreneur, il faut connaître son cœur de métier, sans forcément attendre d’avoir trente ans d’expérience. Camille Martin a commencé à travailler très jeune : après un CAP pâtissier à 15 ans, puis un bac pro Boulanger à 17 ans, le jeune homme se perfectionne dans une boulangerie française aux Pays-Bas. « Pour moi, ça a été une révélation professionnelle : j’ai appris énormément, j’ai acquis les compétences et les valeurs qui sont dans mon entreprise aujourd’hui ». De quoi se sentir préparé à ouvrir sa propre boulangerie à 25 ans. 

Pour Ninon Sarremejane, il aura suffi d’une première expérience dans un institut de beauté pour avoir le déclic : « J’ai gagné de l’expérience à la fois en tant qu’esthéticienne et pour gérer un commerce, encaisser les clientes… C’est un savoir précieux ! ».

Saisir les opportunités quand elles se présentent

Quand Ninon entend parler d’une esthéticienne à son compte qui cherche une remplaçante pour cause d’arrêt maladie, elle n’hésite pas. L’arrêt se prolonge, et la personne décide de revendre son fonds de commerce. « Un local déjà aménagé, bien situé en centre-ville et avec un fichier clients… Pour moi, c’était une opportunité exceptionnelle, il fallait que je la saisisse ! C’est comme ça que j’ai officiellement ouvert mon institut de beauté, Nin’esthétic, à 21 ans ».

Pour les professions indépendantes, comme boulanger ou coiffeur, l’envie d’imprimer sa marque et de proposer sa propre vision du métier se fait généralement rapidement sentir. Manon Roche a d’abord travaillé dans un salon de coiffure mixte, où elle s’est passionnée pour la coiffure masculine. Lassée de l’ambiance de travail et de la course à la productivité, elle saisit l’occasion de la mise en vente d’un salon de coiffure sur son territoire pour créer L’Atelier by Manon, un commerce à son image.

 

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Ninon Sarremejane, créatrice de Nin’esthétic

Bien choisir son lieu d’implantation

Nin’esthétic, l’institut de Ninon, est situé à Saint-Jean-du-Falga, petite ville occitane de 3 000 habitants ; Damien Jouan a choisi de s’installer à Pordic, en Bretagne, une ville de 8 000 habitants. Pourquoi cet attrait pour les petites villes ? Pour Damien, c’est la volonté d’être proche de sa famille et de développer une activité sur son territoire d’origine. Manon a aussi choisi de rester à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, où elle a grandi.

Outre l’attachement personnel, les petites villes sont sources d’opportunités économiques pour les commerces du quotidien : répondre à un besoin, fidéliser sa clientèle, attirer les habitants des bourgs alentours…

« On estime qu’il faut 2 500 habitants pour ouvrir une boulangerie et assurer sa rentabilité, explique Camille. Ça a été un critère important dans mes recherches de local. Au final, j’ai ouvert ma boulangerie Au pétrin du matin à Ploeuc-l’Hermitage, une ville de 6 000 habitants. Il y a déjà une boulangerie, mais celle-ci fait du pain blanc tandis que je ne propose que des pains aux graines et céréales, avec un meilleur apport nutritionnel. On ne se marche pas dessus ! ».

Initiative, Louis Schweitzer

Damien Jouan devant Diboiloré,
son commerce de boissons bretonnes

S’inscrire dans une dynamique de création d’emplois

Pour ces jeunes entrepreneurs, avec des projets plein la tête, l’aventure ne fait que commencer. Ninon confie : « J’aimerais ouvrir plusieurs instituts de beauté : je ne compte pas m’arrêter là ! ».

Ouvrir son commerce, c’est participer à la dynamique économique locale, mais aussi créer des emplois. Malgré leur âge, Camille, Manon et Damien ont tous pris la décision de recruter. Damien, créateur de Diboiloré à 21 ans - un distributeur de boissons bretonnes qui propose également une cave de dégustation - a choisi de recruter des jeunes. Ses trois employés, en CDI, ont entre 21 et 23 ans. Pour l’entrepreneur breton, c’est une source de fierté : « Me dire que l’entreprise que j’ai créée peut procurer à des jeunes un salaire et un emploi stable et leur permettre de faire des projets d’avenir… C’est une grande satisfaction ».

Leurs parcours vous inspirent ?
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Sont cités dans l'article 

* Moyenne des 18 400 entrepreneurs accompagnés par le réseau Initiative France en 2020

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